Dimanchemarquera le 100e anniversaire de la signature de l'armistice entre les Alliés et l'Allemagne, scellant la fin des combats de la Première Guerre mondiale.
LaPremière Étoile; Fantômas (film, 1964) E.T., l'extra terrestre; Tais-toi ! Film français. L.627 ; Marie-Jo et ses deux amours; La Classe de neige; Les Glaneurs et la glaneuse; Tokyo Eyes; Je vais bien, ne t'en fais pas; Quand j'étais chanteur; Film américain. Annie (1982) Il faut sauver le soldat Ryan; Reservoir Dogs; Snake Eyes; Celebrity; Accords et
Durantla Première Guerre mondiale, un jeune soldat est blessé par une mine : il a perdu ses bras, ses jambes et toute une partie de son visage. Il
cinémaanglais aborde peu la Première Guerre mondiale par la suite. Tell England (1931) d’Anthony Asquith décrit les combats sur le front turc. Par ailleurs, le conflit est évoqué dans un segment de Colonel Blimp (The Life and Death of Colonel Blimp, 1943) de Michael Powell et Emeric Pressburger, film qui aborde aussi la Guerre des Boers
CoffretPremière Guerre Mondiale 5 Films DVD. Guerre (Genre) La Bataille de la Somme Haig contre Ludendorff La Bataille de Verdun La Bataille de Tannenberg La dernière offensive avant l'armistice Paru le 9 octobre 2018. Vendu et expédié par AEleda. 4,5 9 594 ventes.
Dixlieux de tournage incontournables de films sur la Première guerre mondiale. Film. Les sentiers de la gloire (Stanley Kubrik, 1957) Château de Schleissheim. Oberschleißheim 85764 Oberschleißheim, Allemagne. Une grande partie de film de Stanley Kubrik fut tourné dans ce très bel édifice de Haute-Bavière dont la construction débuta en
2ye6z. La sélection des dix films “Comme les rescapés de la Shoah, certain poilus ont pu soutenir que jamais on ne pourrait raconter ce qu’ils avaient vécu. Il est vrai que les mots, les chiffres et les descriptions peinent parfois à rendre compte du ressenti des individus… mais ce n’est pas le cas pour le cinéma qui suscite émotions et sentiments bien plus facilement qu’un récit historique. La dimension tragique de la guerre est évidemment une source d’inspiration de premier ordre pour le 7e art qui aborde le premier conflit mondial sous des angles différents, de comique burlesque façon Charlie Chaplin jusqu’à la profession de foi pacifiste de Joyeux Noël en passant par la fresque épique de Lawrence d’Arabie.” Source La Première Guerre mondiale pour les Nuls, Jean-Yves le Naour. Éditions First, 2008. Pour en savoir plus consulter le site de l’historien Jean-Yves Le Naour, spécialiste de la Première Guerre mondiale et de Histoire du XXe siècle. La liste des dix films lire les descriptions dans le chapitre 27 1° Charlot soldat, Charlie Chaplin, 1918. 2° J’accuse, Abel Gance, 1919. 3° La Grande Illusion, Jean Renoir, 1937. 4° Les Sentiers de la gloire, Stanley Kubrick, 1957. 5° Lawrence d’Arabie, David Lean, 1962. 6° Johnny s’en va-t-en guerre, Dalton Trumbo, 1971. 7° La Vie et rien d’autre, Bertrand Tavernier, 1989. 8° La Chambre des officiers, François Dupeyron, 2001. 9° Un long dimanche de fiançailles, Jean-Pierre Jeunet, 2004. 10° Joyeux Noël, Christian Carion, 2005. Références de dossiers pédagogiques sur les films 1° Charlot soldat, Charlie Chaplin, 1918. Dossier pédagogique conçu par Yves Legay pour le 19e festival du film d’histoire 1914-1919 la Guerre et la Paix, à Pessac du 11 au 17 novembre 2008. 2° J’accuse, Abel Gance, 1919. Résumé du film un réquisitoire contre la guerre L’histoire tourne autour de trois personnages centraux Jean, François et son épouse Édith, mariée par contrainte. Jean et Édith tombent amoureux pendant la guerre. Mais elle est emmenée, avec les autres femmes du village, par les Allemands qui les violent. Elle rentre chez elle. François est mort à la guerre et Jean est devenu fou il a des visions il voit des soldats et des cadavres qui reviennent à la vie. Il finit par mourir. Pour lire la suite du dossier Pour découvrir l’œuvre du réalisateur 3° La Grande Illusion, Jean Renoir, 1937. Résumé du film Première Guerre mondiale. L’avion du capitaine de Boeldieu et du mécanicien Maréchal est abattu lors d’une opération de reconnaissance. Les deux soldats français sont faits prisonniers par le commandant von Rauffenstein, un Allemand raffiné et respectueux qui les accueille à sa table. Conduits dans un camp de prisonniers, ils aident leurs compagnons de chambrée à creuser un tunnel secret. Mais à la veille de leur évasion, les détenus sont transférés. Maréchal et de Boeldieu sont finalement emmenés dans une forteresse de haute sécurité dirigée par von Rauffenstein. Celui-ci traite les prisonniers avec courtoisie, se liant même d’amitié avec de Boeldieu. Mais les officiers français préparent une nouvelle évasion… Source Site de la Mission du Centenaire, publié le 11 septembre 2013. Pour lire la suite Proposition d’exploitation pédagogique du film 4° Les Sentiers de la gloire, Stanley Kubrick, 1957. Résumé du film Lors de la guerre de 1914-1918, tandis que le conflit s’est enlisé depuis longtemps dans la guerre de tranchées, l’état-major français décide une offensive quasiment impossible sur la colline aux fourmis ». Repoussé par le feu ennemi, le 701e régiment, commandé par le colonel Dax, doit se replier. Le général Mireau, chef de l’offensive, demande alors de traduire en conseil de guerre le régiment pour lâcheté ». Malgré l’opposition de Dax, trois hommes tirés au sort seront condamnés à mort et exécutés. Dax avait entre-temps soumis au général Broulard, chef de l’état major, les preuves que le général Mireau avait fait tirer sur sa propre armée pendant l’attaque. Broulard révoque celui-ci et propose son poste à Dax en croyant que celui-ci avait agi par simple ambition. Dax refuse. Pour en savoir plus KAGAN Norman, Le Cinéma de Stanley Kubrick, L’Âge d’homme, 1979. CIMENT Michel, Stanley Kubrick, Calmann-Lévy, 2001. Sur le site CinéHig, un long texte suggère une utilisation du film de Kubrick dans le cadre du cours d’histoire. Un bref rappel des films qui ont pour cadre la guerre de 1914-1918. Source CNDP, Les dossiers de Télédoc. 5° Lawrence d’Arabie, David Lean, 1962. En 1916, pendant la Première Guerre mondiale, les Turcs persécutent les tribus arabes, soutenues par l’armée anglaise. Lawrence, un simple lieutenant, est envoyé en reconnaissance en Arabie. Peu à peu, il lève une armée et multiplie les victoires. Mais son rêve d’une nation arabe indépendante finit par inquiéter l’état-major britannique… Sous les traits de Peter O’Toole, Lawrence d’Arabie est aussi mystérieux qu’une légende ancienne. Héros insolite, il incarne le rêve panarabe, toujours caressé, sans cesse compromis. Comment ce soldat anglais peu gradé a-t-il pu acquérir une telle légitimité, dans une société qui n’était pas la sienne ? Comment a-t-il pu mettre en échec la redoutable armée turque, à la tête d’une poignée de Bédouins ? David Lean ne répond pas à ces questions. Il procède à une soigneuse reconstitution historique, et lui insuffle une dimension éperdument épique, incomparable. Contée comme une chanson de geste, l’aventure de Lawrence d’Arabie est une épopée amère, qui se termine par le renoncement et le dégoût. Le film est avant tout un univers. Celui du désert, immense, hostile. Et fascinant. Source Cécile Mury, Télérama. En savoir plus 6° Johnny s’en va-t-en guerre, Dalton Trumbo, 1971. Dans le cadre de son cycle de films autour du centenaire de la Guerre de 14-18 ARTE diffuse ce soir à 22h30 24 février 2014 un long métrage exceptionnel à plus d’un titre Johnny s’en va-t-en guerre Johnny Got his Gun, 1971. Le premier jour de la Première Guerre mondiale, un jeune engagé volontaire américain est grièvement blessé par un obus. Amputé des quatre membres, défiguré, aveugle, sourd et muet, il est cruellement maintenu en vie par les médecins. Il ne lui reste plus que son cerveau pour se souvenir et rêver. Johnny s’en va-t-en guerre est l’unique film réalisé par le scénariste Dalton Trumbo, célèbre pour avoir été un des dix d’Hollywood », victime du maccarthysme qui fut contraint après un séjour en prison de travailler plus de dix ans sous pseudonyme à Hollywood avant de pouvoir retrouver son vrai nom au générique d’un film pour Exodus d’Otto Preminger et Spartacus de Stanley Kubrick. En adaptant son propre roman écrit en 1939 à l’écran, Trumbo signe un pamphlet antimilitariste et pacifiste – mais aussi un plaidoyer pour la mort assistée – rendu bouleversant par le sort atroce de son personnage principal, que le spectateur accompagne dans son calvaire grâce à une voix-off. La mise en scène de Trumbo fait alterner le noir et blanc et de la couleur et organise les multiples souvenirs et voyages mentaux de son protagoniste, dont une rencontre avec le Christ, interprété par Donald Sutherland. Luis Buñuel, grand admirateur du film à l’instar de Jean Renoir, fut également tenté d’adapter le roman avant que Trumbo ne le mette lui-même en scène. Johnny s’en va-t-en guerre, sélectionné de justesse au Festival de Cannes en 1971, y obtenait le Grand prix spécial du jury et le Prix de la Critique Internationale. Le réquisitoire de Trumbo contre l’absurdité de toutes les guerres trouvait un écho retentissant auprès des opposants à l’intervention américaine au Viêt Nam. A noter du 26 mars au 5 mai la Cinémathèque française proposera un cycle d’une soixantaine de titres autour du Centenaire de la Première Guerre mondiale, avec bien sûr les films proposés sur ARTE et bien d’autres chefs-d’œuvre et classiques de l’histoire du cinéma évoquant directement La Grande Parade, Les Ailes, Pour l’exemple, Les Hommes contre, … ou indirectement La Chambre verte ce conflit, avec une approche patriotique, belliciste ou au contraire pacifiste selon les pays ou les époques. Plus une table ronde sur le sujet. Source site d’Arte. 7° La Vie et rien d’autre, Bertrand Tavernier, 1989. Résumé du film Après la guerre, le commandant Dellaphane joué par Philippe Noiret a pour mission de recenser les soldats disparus. Son travail est colossal et long car le nombre de soldats à identifier est énorme. Au fur et à mesure, le commandant désobéit à sa hiérarchie qui lui demande de trouver rapidement le corps d’un soldat inconnu afin de le déposer sous l’Arc de Triomphe et de cesser ainsi la recherche des soldats car son travail est jugé trop coûteux. Première ressource La collection Pour mémoire » a été conçue pour accompagner les enseignants et leurs élèves à l’occasion des commémorations, anniversaires et rendez-vous qui jalonnent l’année scolaire. Les dossiers pédagogiques proposés font un point historiographique et scientifique sur un thème donné, et mettent à la disposition des professeurs des documents variés, souvent inédits, accompagnés d’un commentaire pédagogique argumenté. Seconde ressource Mag film* propose un dossier pédagogique sur le film * Une collection du CNDP avec des dossiers extraits de la collection Télédoc et de nouveaux dossiers pédagogiques sur des films et des thèmes destinés à accompagner les enseignants de toutes les disciplines dans l’utilisation du cinéma en classe. Troisième ressource Le regard de Jean-François Jagielski sur le site du CRID 14-18 8° La Chambre des officiers, François Dupeyron, 2001. Résumé du film En 1914, sur un quai de gare, les soldats partent en fanfare sur le front. Parmi eux, Adrien, un jeune officier. Quelques jours plus tard, il tombe sur le champ de bataille, blessé par un obus. Un long trajet cahoteux le conduit en camion à l’hôpital du Val-de-Grâce, où on le place dans la chambre des officiers». Grièvement blessé au visage, Adrien réalise, lorsqu’il reprend connaissance, qu’il n’a plus ni dents ni palais. Bientôt, d’autres officiers arrivent, blessés eux aussi au visage. Soignés par un chirurgien dévoué avec l’aide d’une infirmière pleine d’abnégation, Anaïs, tous doivent surmonter l’horreur que leur inspire un visage en lequel ils ne se reconnaissent pas, et réapprendre à vivre… Source Télérama. Première ressource Le regard de Benoît Coliou sur le site du CRID 14-18. 9° Un long dimanche de fiançailles, Jean-Pierre Jeunet, 2004. Résumé du film En 1919, Mathilde, une jeune handicapée, tente de retrouver son fiancé, Manech, disparu lors de la guerre qui vient de s’achever. Accusé de mutilation volontaire, Manech avait été abandonné, avec quatre autres soldats, en plein no man’s land. Tous les témoignages concordent les cinq condamnés à mort ont bien été tués dans la journée qui a suivi. Mais Mathilde s’obstine. Elle est persuadée que Manech est encore en vie et explore toutes les pistes disponibles. Elle engage un détective privé du nom de Pire, qu’elle charge de retrouver tous les vétérans qui ont croisé la route du disparu. L’un d’eux, Célestin Poux, pourrait détenir des informations sur Manech… Source Télérama. Ressource Le dossier du site Educiné * * Site qui s’adresse aux enseignants, étudiants, lycéens, à tous ceux qui souhaitent voir s’affirmer et se développer, à tous les niveaux du système éducatif, la place du cinéma en tant qu’art, objet d’analyse et ouverture culturelle. 10° Joyeux Noël, Christian Carion, 2005. Résumé du film 1914, la déclaration de guerre jette des millions d’hommes dans la bataille. Nikolaus Sprink, un célèbre ténor de l’Opéra de Berlin, est mobilisé du côté allemand. Il laisse derrière lui sa maîtresse, la soprano danoise Anna Sörensen. En Ecosse, Jonathan et son frère William quittent leur village natal en compagnie du prêtre anglican de leur paroisse. Enfin, du côté français, le lieutenant Audebert, dont la femme est enceinte, est désigné pour rejoindre les tranchées. Le soir de Noël, Anna obtient du Kronprinz l’autorisation de rejoindre Nikolaus pour chanter avec lui devant les officiels. Le récital achevé, Nikolaus décide de retourner dans les tranchées, égayer la nuit de ses camarades de combat. A la faveur des chants de Noël, les belligérants fraternisent. Une trêve de Noël est décidée… Source Télérama. Première ressource Le regard d’André Loez sur le site du CRID 14-18 Seconde ressource Un exemple d’exploitation pédagogique en classe de Troisième ou Première dans l’académie de Poitiers. Troisième ressource Notes de projection de Gilles Sabatier, professeur d’histoire-géographie de l’académie de Lyon. Quatrième ressource Une vidéo sur le site de l’INA Reportage sur le film “Joyeux Noël” basé sur l’histoire de cette fraternisation entre soldats français et allemands lors du premier Noël de la guerre de 14-18. Les interviews du réalisateur Christian CARION, de Dany BOON et de l’historien Marc FERRO alternent avec des archives de la Première Guerre mondiale et des extraits de “Joyeux Noël”. Date 05 nov. 2005 – Durée 03min 04s.
Vous trouverez dans la fiche pédagogique du mois, les ressources nécessaires pour animer quatre ou cinq séances de travail en classe. Publié le 16 octobre 2011 à 1630 Cet article a plus d'1 an ! Modifié le 27 septembre 2021 à 1629 À propos de la fiche pédagogique sur la Première guerre mondiale Cette fiche est issue du cédérom éducatif Mobiclic. Ce cédérom propose sous une forme ludique des activités variées ainsi que des documentaires interactifs complets et rigoureux abordant les grands thèmes du programme de l’école et du début du collège. Cette fiche veut répondre au double enjeu d’une utilisation informatique multimédia raisonnée mettant en œuvre le B2i au service d’apprentissages ciblés sur les contenus des programmes de l’Éducation la fiche pédagogique sur la Première guerre mondiale ActusCours et matières scolairesÉcoleHistoirePremière guerre mondialePrimaireProgramme cycle 3 Tes 10 dernières actus
Deux métiers ont souvent eu un destin partagé les soldats et les prostituées. Ce fut particulièrement le cas lors de la Grande Guerre. Afin d'enrayer les maladies, l'armée française a même dû contrôler et organiser la prostitution. "On gagnait tout ce qu'on voulait dans les lupanars de la zone et des camps. Là, c'était la bousculade, un dur, dangereux et écœurant business cinquante, soixante, jusqu'à cent hommes de toutes les couleurs, de toutes les races, à faire par jour, sous la menace continuelle des avions, des bombardements." Dans ses mémoires "Souvenirs d'un médecin de la préfecture de police et des prisons de Paris 14-18", le docteur Léon Bizard raconte sans détour le quotidien sordide des prostituées durant la Première Guerre que les combats font rage depuis août 1914, cette activité est des plus florissantes. Les soldats, éloignés de leur famille et plongés dans l'enfer de la guerre, sont en manque de compagnie féminine. "On peut mourir à tout instant, d'une seconde à l'autre. Quand la possibilité existe de répondre à son désir, il n'y a aucune retenue", raconte à France 24 le lieutenant-colonel Christian Benoit, auteur d'un ouvrage sur l'armée et la prostitution intitulé "Le soldat et la putain". Contenir les maladiesDepuis des siècles, les militaires et les prostituées partagent la même histoire. Pour Christian Benoit, il s'agit même d'un couple indissociable "Cela s'explique par le fait que les armées sont des groupements d'hommes jeunes et célibataires qui ont besoin de temps en temps de rencontrer une femme, pas toujours pour coucher avec elle d'ailleurs, mais pour avoir aussi une présence. Cette masse d'hommes constitue une clientèle pour la prostitution. Les proxénètes arrivent tout de suite là où il y a des soldats."Dès le début du XIXe siècle, l'armée se rend compte de l'ampleur du phénomène et surtout du problème des maladies vénériennes transmises lors de ces rapports sexuels. Alors qu'aucun traitement n'existe encore pour soigner la syphilis ou le chancre mou, la Grande muette décide de prendre des mesures. "Pour exercer, les prostituées doivent être inscrites auprès des autorités, soit dans les mairies en province ou à la préfecture de police à Paris. Elles doivent passer des contrôles sanitaires", détaille Christian Benoit. Malgré ces efforts, les maladies continuent de se propager en raison du grand nombre de femmes qui exercent dans la début de la Première Guerre mondiale, ces professionnelles n'ont pas bonne publicité. Alors qu'une vague de moralisme s'abat sur une France qui part en guerre, elles sont accusées de tous les maux "Cela a été vrai à toutes les époques. On l'a vu en 1870 ou en 1944. On s'en prend à elles. On les traite d'espionnes parce qu'elles rencontrent tout le monde. On cherche à les éloigner de l'armée, mais cela ne marche pas."Les prostituées qui ont été envoyées loin du front ne tardent en effet pas à revenir. Elles savent que la clientèle des soldats les attend. "Elles arrivent très près de la zone de l'avant, qui est sous l'autorité militaire. Il y a aussi des villages non loin des combats où il reste encore de la population. Une partie des habitantes se livre elle-même à la prostitution pour diverses raisons. On fait aussi venir des prostituées. Ce sont des scènes assez apocalyptiques, de vraies maisons d'abattage", décrit l'auteur de "Le Soldat et la putain".Des bordels militaires de campagneTrès vite, les médecins militaires font part de leurs inquiétudes quant à la propagation des maladies "Au moins 20 a 30 % des hommes ont attrapé la syphilis durant la guerre. C'est vrai pour les soldats, mais aussi dans la population civile." Au cours de l'été 1915, l'armée prend ainsi des premières mesures pour tenter d'enrayer ce fléau. Elle met en place des dispensaires "Les médecins en profitent pour interroger les hommes pour savoir qui les a contaminés de façon à rechercher la femme en question et essayer elle aussi de la soigner. Mais on découvre qu'ils sont souvent incapables de s'en souvenir. Ils sont tellement aveuglés par leur désir et les rapports sont tellement rapides qu’ils ne savent rien."Durant le dernier semestre du conflit en 1918, l'état-major français franchit même un nouveau palier en important le concept des "bordels militaires de campagne" BMC déjà utilisés par l'Armée d'Afrique depuis la conquête de l'Algérie. Après avoir trouvé des locaux, ou même fait construire certains, l'armée sous-traite la gestion de ces établissements auprès de proxénètes. "On ne peut pas généraliser, mais il y en a eu dans certains coins, en particulier auprès des camps d'instruction souvent installés à la campagne dans des zones où il n'y avait pas de réglementation de la prostitution ou de contrôles médicaux."Dans les rangs des autres belligérants de la Grande Guerre, le problème est aussi présent, mais les méthodes diffèrent. L'armée américaine interdit tout simplement à ses hommes la fréquentation des maisons closes "Ils préfèrent contrôler leurs soldats avec le système suivant tout homme qui a un rapport sexuel doit se présenter dans les trois heures qui suivent dans une station de prophylaxie où des soins lui sont donnés. S'ils sont malades sans avoir suivi la procédure, on leur prend la moitié de leur solde." Mais ce moyen de pression n'est pas toujours suffisant. À Saint-Nazaire notamment, où les Américains débarquent en France, ils vont largement contribuer à la propagation de la syphilis dans la ville en fréquentant des prostituées clandestines. Quand aux autorités britanniques, elles ne font rien en vertu de l'Habeas corpus, la loi anglaise garantissant la liberté individuelle "Aucun contrôle n'est possible. La seule mesure qu'ils prennent, c'est de s'aligner sur les Américains au printemps 1918 en interdisant l'accès aux maisons closes."Une pratique pas si lointaineÀ la fin de la Grande Guerre, cette activité lucrative connaît finalement un ralentissement avec la démobilisation des poilus et le départ des troupes étrangères. Mais le XXe siècle va encore donner au couple "soldat-prostituée" de nombreuses occasions de se retrouver. "Durant la Seconde Guerre mondiale, des unités venues d'Afrique du Nord étaient accompagnées de BMC. Ces femmes les ont suivies jusqu'en Allemagne. Pendant la Guerre d'Indochine, la prostitution a continué avec les femmes du pays", explique Christian Benoit. "Après la Guerre d'Algérie, la légion étrangère a même ramené en France avec elle le système des BMC. Jusqu'en 1978, il y en avait encore dans quatre garnisons à Corte, à Bonifacio, à Calvi et à Orange."Malgré la loi Marthe Richard, qui interdit les maisons closes depuis 1946, ces établissements continuent d'exister "C'était hors-la-loi bien sûr, mais c'était le système de la sous-traitance. L'armée se mettait en rapport avec un proxénète qui fournissait les filles. C'est toute l'ambiguïté de ce système." Une pratique qui a perduré pendant encore de nombreuses années. Le tout dernier BMC de l'armée en territoire français a fermé ses portes en 1995, à Kourou, en Guyane "Un proxénète local avait porté plainte pour concurrence déloyale." Wikimedia
Découvrez notre sélection d’activités sur la première et la seconde guerre mondiale pour vos élèves de CE2. Trouvez une activité autour des deux guerres mondiales CE2. Cette page vous propose des activités sur le 20ème siècle pour CE2. Trouver une activité sur la première et la seconde guerre mondiale au CE2 Sélection d’activités pour travailler la période du 20ème siècle au CE2. Liste des activités en histoire pour CE2 Soutien67 Histoire – La première guerre mondiale en ce2 La Première Guerre mondiale surnommée la Der des Der »ou la Grande Guerre » est un conflit militaire majeur qui eut lieu de 1914 à 1918. C’est une guerre qui a concerné la plupart des pays de l’époque Europe, Japon, États-Unis et colonies et mérité le nom de guerre mondiale à partir du début de 1918… Soutien67 Histoire – La Seconde guerre mondiale en ce2 En 1939 l’Europe domine largement le monde et ses colonies s’étendent sur toute l’Afrique et la majeure partie de l’Asie. Mais l’Europe est fortement divisée les démocraties s’opposent aux trois régimes totalitaires l’Allemagne, la Russie et l’Italie . Le 1er septembre 1939, les troupes allemandes envahissent la Pologne. Le 3 septembre la France et le Royaume-Uni déclarent la guerre à l’Allemagne c’est le début de la Seconde Guerre mondiale… orpheecole Histoire ce2 ien le bonjour ! Aujourd’hui, je vous présente ma dernière séquence d’histoire sur la seconde guerre mondiale. Je suis plutôt fière de la publier car, pour une fois, je l’ai crée de A à Z ! Toute seule comme une grande ! Pour ce faire, j’ai bien sûr consulté de nombreux manuels liens en bas de page et relevé les thèmes en commun. Je les ai organisé pour en tirer 6 séances… laclassedestef le 20ème siècle en ce2 Séance 1 La première Guerre Mondiale ; Séance 2 Hommes et femmes dans la guerre;Séance 3 La seconde guerre mondiale; Séance 4 La France dans la guerre; Séance 5 Collaboration et Résistance; Séance 6 Le génocide des juifs et des tsiganes; Séance 7 La révolution scientifique et technique… Soutien67 Les différentes républiques Chronologie; La Seconde République 1848 – 1851; Le Second Empire 1851 – 1870; La Troisième République 1870 – 1940; Le Régime de Vichy 1940 – 1944; La Quatrième République 1944 – 1958; La Cinquième République 1958 – 20… ..
Dernier volet de ce rapide tour d'horizon des films les plus importants, en ce centenaire de l'armistice de 1918. 1989 La Vie et rien d'autre de Bertrand Tavernier. Le film se situe en novembre 1920. La Première Guerre Mondiale est achevée depuis deux ans. La France panse ses plaies et se remet au conflit s’est interrompu, mais les plaies profondes qu’il avait ouvertes ont demeuré, béantes, dans les périls d’une terre ravagée, dans les meurtrissures d’une chair mutilée, ou dans les tourments d’une mémoire traumatisée. Irène, une grande bourgeoise parisienne part à la recherche de son mari, porté disparu au front. Sa route croise celle du commandant Dellaplane, qui dirige le Bureau de recherche et d'identification des militaires tués ou disparus. Perrin, un collègue du commandant, est pour sa part chargé de dénicher la dépouille d'un soldat inconnu, qui sera enseveli au pied de l'Arc de triomphe. Dellaplane apporte aussi son aide à Alice, une jeune institutrice qui a perdu son fiancé. Bertrand Tavernier tente la résurrection d’une population enfouie, enterrée par l’histoire institutionnelle, et par des autorités politiques ou militaires qui avaient intérêt à minimiser l’ampleur du drame démographique. 2001 La Chambre des officiers . En août 1914, aux premiers jours de la guerre, Adrien, un jeune lieutenant, part en reconnaissance à cheval. Un obus éclate et lui arrache le bas du visage. La guerre, c'est à l'hôpital militaire du Val-de-Grâce qu'il la passe, dans la chambre des officiers. Il est le premier à occuper cette pièce à part réservée aux gradés atrocement défigurés par leurs blessures. Il est bientôt rejoint par de nombreux officiers qui réagissent, chacun avec leurs personnalités aux souffrances qu'ils subissent. Dans ce film, François Dupeyron dénonce bien sûr les atrocités de la guerre, mais s'intéresse en priorité aux réactions individuelles devant la perte d'identité que constitue une mutilation grave. Dans cette situation, les premiers temps sont une lutte contre la souffrance physique, mais une fois que celle-ci devient moins aigue, il faut affronter le regard des autres, des proches, mais surtout son propre regard. 2005 Joyeux Noël de Christian Carion. La première année de la guerre, Noël 1914 arrive avec son cortège de cadeaux venant des familles et des états-majors. Mais l'impensable se produit pour quelques instants, on va poser le fusil pour aller, une bougie à la main, voir celui d'en face, pourtant décrit depuis des lustres, à l'école aussi bien qu'à la caserne, comme un monstre sanguinaire, et, la musique coutumière des chants de Noël aidant, découvrir en lui un humain, lui serrer la main, échanger avec lui cigarettes et chocolat, et lui souhaiter un joyeux Noël », Frohe Weihnachten. Le film rassemble plusieurs épisodes historiques de fraternisation, survenus en différents endroits du front à la Noël 1914. Tous sont attestés par différents témoignages et preuves historiques. Tout est authentique dans ce film issu d'un travail d'exploration des archives. Deux films récents renouvèlent le genre 2017 Les Gardiennes de Xavier Beauvois. En août 1914, dans une ferme des Deux-Sèvres, Hortense Misanger voit partir ses deux fils Georges et Constant et son gendre Clovis. Le mari d'Hortense, Claude est usé par le travail et n'a plus la volonté de continuer. Dotée d'une grande énergie et d'un caractère particulièrement autoritaire, Hortense va se dépenser sans compter et imposer implacablement sa volonté à son entourage au mépris des conséquences et du bonheur réel des membres de sa famille. La singularité du film se déploie, en décalage de tous les films centrés sur les poilus et les tranchées. La narration est hors du temps, pendant des saisons, des années. Ces vies suspendues à une éventuelle mauvaise nouvelle, qui arrive par l'intermédiaire du maire, chargé d'annoncer les décès, et toutes les échéances sont reportées à un hypothétique après la guerre », prononcé comme une formule magique. Quand les hommes reviennent pour une permission, ils sont fantomatiques, hagards, hantés par la barbarie des combats, les seules scènes de guerre proviennent de leurs cauchemars. 2017 Au revoir là-haut d' Albert Dupontel. En novembre 1920, Albert Maillard est interrogé par un officier de la Gendarmerie française, au Maroc. Il raconte la fin de sa participation à la Première Guerre mondiale, sa rencontre avec Édouard Péricourt, fils de bonne famille parisienne défiguré lors du conflit. Ensemble, ils montent une opération d'escroquerie. L'histoire suit également Henri d'Aulnay-Pradelle, leur ancien lieutenant va-t-en guerre devenu lui aussi escroc et qui est parvenu à intégrer la famille Péricourt, dont le patriarche règne sur la classe politique parisienne. Albert Dupontel s’en donne à cœur joie pour dénoncer les ravages du patriotisme et le cynisme des puissants. Sa virulence politique est indissociable d’une profonde tendresse pour les marginaux. Le cinéaste aime le burlesque mais n’a pas peur du mélo, il réussit à rendre très émouvantes des scènes qui, sur le papier, avaient tout pour être ridicules. Albert Dupontel réalise de formidables trouvailles visuelles, à travers la collection de masques portés par Édouard pour cacher sa gueule cassée, tout l’art moderne et la culture populaire du début du XXe siècle défilent. Les Gardiennes de Xavier Beauvois
film sur la première guerre mondiale