LAméricain Justin Peck (né en 1987) est chorégraphe en résidence au New York City Ballet depuis 2014 : c'est là qu'il avait créé en 2013 Paz de la Jolla, pièce, à l'image de la musique du Tchèque Bohuslav Martinu, d'une exubérante gaieté.
LeNew York City Ballet, avec sa troupe de danseurs extraordinaires et son répertoire unique, est l’une des compagnies de danse les plus prestigieuses du monde. Après huit ans d’absence sur les scènes hexagonales, la compagnie a décidé de dédier cette soirée exceptionnelle, donnée au Théâtre du Châtelet en juillet 2016, aux compositeurs français qui ont inspiré son fondateur
Lesdanseurs et danseuses du San Francisco Ballet. Le San Francisco Ballet est composé de 80 danseurs et danseuses, répartie selon une hiérarchie classique (stagiaire, corps de ballet, soliste, Principal caractère et Principal Dancer).. La troupe compte vingt Principal Dancers (l'équivalent de Danseur-se Étoile). Maria Kochetkova en est sûrement la plus
Ils'agit de l'école officielle du New York City Ballet. Fondée en 1934 par le célèbre chorégraphe George Balanchine et le mécène Lincoln Kirstein, c'est une école de danse mondialement connue. Ses élèves deviennent souvent des danseurs du New
Lancienne étoile du New York City Ballet – il a vécu vingt ans aux Etats-Unis – caresse le rêve que les murs richement dorés du Palais Garnier gardent l’empreinte de cette
Crééen 1970 par le New York City Ballet, George Balanchine y célèbre de manière brillante la virtuosité technique du ballet académique dans le style de Petipa – son « père spirituel » – et de la grande tradition de Saint‑Pétersbourg. Ouverture; Première partie 40 mn Entracte 20 mn Deuxième partie 45 mn Fin; Chorégraphe : George Balanchine. 9 min. Découvrir. Équipe
yOExr. Plusieurs et célèbres personnalités françaises sont nées dans la capitale girondine, La Rédaction de Vivre Bordeaux en a sélectionné 10 et certaines risquent de vous surprendre… Ils sont ou ont été écrivains, chanteurs, scientifiques ou encore sportifs, tout le monde les connait sans savoir particulièrement dans quelle ville ils sont nés. De Serge Lama à Julien Courbet, toutes générations confondues, ils sont nés dans le coin et nous les voyons aujourd’hui à la télé, dans les magazines ou dans les publicités ! 1. François Mauriac François Mauriac est né le 11 octobre 1885 dans la maison familiale du 86, rue du Pas-Saint-Georges à Bordeaux. Célèbre écrivain français, il a reçu le Lauréat du Grand prix du roman de l’Académie française en 1926 et était élu membre de l’Académie française en 1933. Il reçoit le prix Nobel de littérature en 1952. Parmi ses œuvres les plus célèbres, on retrouve Thérèse Desqueyroux où il dépeint le portrait fascinant d’une criminelle. 2. Jacques-Yves Cousteau Né le 11 juin 1910 à Saint-André-de-Cubzac, près de Bordeaux, ce grand Monsieur est le plus grand explorateur océanographique du monde. Il a a permis à des générations entières de rêver des mystères des fonds marins, révélés par le commandant de la Calypso. Jacques-Yves Cousteau a, lui même, perfectionné le principe du scaphandre autonome, devenu le matériel de plongée moderne. 3. Danielle Darrieux Née le 1er mai 1917 à Bordeaux, en huit décennies de carrière, Danielle Darrieux a traversé l’histoire du cinéma avec une carrière exceptionnelle. Elle est aujourd’hui l’une des dernières actrices mythiques du cinéma mondial. Elle a joué dans 103 films dont Madame de.. 1953, la Ronde 1950, l’Affaire Cicéron 1952. Elle tourne aussi avec les plus grands acteurs de l’époque comme Jean Gabin, Jeanne Moreau, Bourvil, Fernandel, Louis de Funès et Alain Delon… Un colloque lui était même consacré à l’Université de Bordeaux en 2017. 4. Serge Lama Né le 11 février 1943 à Bordeaux, Serge Lama fait partie des chanteurs les plus populaires depuis la fin des années 60. On lui doit plusieurs tubes, dont Je suis malade, Les P’tites femmes de Pigalle ou encore Femme, femme, femme. Près de 25 millions de disques vendus, il compte quand même 22 albums studio et 9 albums live. Pour la petite anecdote Son père, Georges Chauvier, était baryton au Grand Théâtre de Bordeaux et connaissait une certaine notoriété locale, en chantant des opérettes ! 5. Sophie Davant Née le 19 mai 1963 à Bordeaux, la journaliste, animatrice de radio et de télévision, Sophie Davant a grandit à Cestas, en Gironde. Elle est issue d’une famille de scientifiques, son père, Pierre Davant est d’ailleurs l’un des fondateurs de la SEPANSO Société pour l’étude, la protection et l’aménagement de la nature dans le Sud-Ouest et de la réserve nationale du Banc d’Arguin sur le bassin d’Arcachon. Vous avez sûrement déjà vu l’animatrice sur France 2 dans les émissions “Télématin” ou “Fort Boyard” et plus récemment sur “Toute une histoire” . 6. Nicolas Canteloup Né le 4 novembre 1963 à Mérignac, Nicolas Canteloup est un humoriste et imitateur qui a débuté en tant qu’animateur au Club Med au début des années 1990 puis à la radio et à la télévision. Il apparaît aujourd’hui dans de nombreuses émissions télévisées et se produit également sur scène et fait rire un grand nombre de français. Pendant plusieurs années, il a imité pour les Guignols de l’info sur Canal+ une quarantaine de voix. 7. Julien Courbet Né le 7 février 1965 à Eysines, près de Bordeaux, Julien Courbet a fait une partie de ses études au lycée Montesquieu à Bordeaux. C’est aussi ici qu’il commença sa carrière de journaliste en travaillant à France 3 Aquitaine. En 1985, il est étudiant en marketing et a une révélation quand il fait ses premiers pas d’animateur radio à Bordeaux. Par la suite, il se fait rapidement remarquer par Gérard Louvin, alors producteur des émissions de Jean-Pierre Foucault, arrive sur TF1 en 1993 comme chroniqueur de l’émission Sacrée Soirée et Courbet devient très vite un des piliers du divertissement sur TF1. 8. Pierre Palmade Né le 23 mars 1968 à Bordeaux, il étudie à l’école Paul-Antin Nansouty puis au collège Alain-Fournier Saint-Genès et ensuite au lycée Michel-Montaigne. Il est découvert lors de la “Nuit du Théâtre” de Bordeaux organisée par Jean-Pierre Terracol, alors directeur artistique du théâtre “La Lucarne” Quartier Saint-Michel. Pierre Palmade mène ensuite un parcours artistique se balançant entre théâtre, télévision et cinéma. 9. Christophe Dugarry Né le 24 mars 1972 à Lormont, le célèbre joueur de foot à la renommée mondiale a débuté le football à l’US Lormont, avant de rejoindre les Girondins de Bordeaux à 17 ans et d’exploser dans sa carrière. Christophe Dugarry sera appelé par la suite en Equipe de France dès 1994 où il va côtoyer des grands noms du football comme Bixente Lizarazu ou encore Zinédine Zidane. Il participe brillament avec l’Equipe de France à la victoire des Bleus » lors de la Coupe du monde 1998, de même que le Championnat d’Europe en 2000. 10. Benjamin Millepied Née le 10 juin 1977 à Bordeaux, Benjamin Millepied est un danseur et chorégraphe de renommée mondiale, il est étoile du New York City Ballet et devient en 2004 directeur artistique du Morriss Center Dance » à Bridgehampton New York. Il a aussi été le directeur de la danse à la tête du ballet de l’Opéra de Paris du 1er novembre 2014 au 15 juillet 2016. Pour le petite anecdote Il rencontre l’actrice Natalie Portman lors du tournage du film Black Swan. Fiancés en décembre 2010, ils se marient le 4 août 2012 sur la côte de Big Sur en Californie et sont maintenant parents de deux enfants. Et pour les cinéphiles qui aiment admirer la Belle Endormie, voici les 7 films tournés à Bordeaux à voir absolument ! Photo de Une 10 personnalités connues qui sont nées à Bordeaux / © saiko3p A T
Pour inaugurer sa première saison à l’Opéra de Paris, Benjamin Millepied, directeur de la Danse, a souhaité réunir deux grands chorégraphes du XXe siècle, George Balanchine et Jerome Robbins dont les influences sur sa propre carrière auront été décisives. Ce programme d’ouverture rappelle ainsi l’importance de leur héritage dans l’histoire de la danse, mais aussi l’importance des relations qu’ils ont tissées avec le Ballet de l’Opéra il y a plus de quarante ans et qui se poursuivent aujourd’hui encore. George Balanchine 1904-1983 et Jerome Robbins 1918-1998 se sont rencontrés en 1948 à New York. Tous deux partageaient un même amour du ballet classique, le goût de la comédie musicale et du cinéma. Ils possédaient surtout le don rare de visualiser la musique et de la traduire par le mouvement. Leur collaboration dura plus de trente ans, Robbins devenant dès 1950 l’adjoint de Balanchine à la direction du New York City Ballet, avant d’assurer, avec Peter Martins, la codirection de la compagnie après la mort de Mr B. en 1983. Ils surent – l’un dans une veine abstraite et raffinée, l’autre dans un registre plus contemporain – insuffler une énergie nouvelle à la danse académique, qui gagnera également les rives de l’Opéra de Paris avec lequel ils ont su entretenir des liens privilégiés. Une complicité qui perdure malgré leur disparition puisque le Ballet de l’Opéra s’apprête, cette saison, à enrichir encore son répertoire de deux œuvres de Jerome Robbins Opus 19/The Dreamer et Les Variations Goldberg, ainsi que de deux ballets de George Balanchine Duo Concertant et Brahms-Schönberg Quartet. Dès 1929, après la mort de Serge Diaghilev et la disparition des Ballets Russes - compagnie dans laquelle Balanchine était danseur et chorégraphe - Jacques Rouché, le directeur de l’Opéra, propose au jeune Balanchine de devenir maître de ballet et de chorégraphier Les Créatures de Prométhée pour Olga Spessivtseva et Serge Lifar. Souffrant, Balanchine doit abandonner, laissant à Serge Lifar le soin de finaliser la chorégraphie et devenir maître de ballet à sa place. Un poste que ce dernier est contraint de quitter à la Libération. Désormais sans véritable direction, le Ballet, dont le répertoire est amputé des œuvres de Lifar interdites de programmation, entame une période difficile. Plusieurs de ses danseurs, tels que Serge Peretti, Yvette Chauviré, Roland Petit, Jean Babilée et Renée Jeanmaire, quittent la compagnie. Sérénade, Myriam Ould-Braham et Eleonora Abbagnato, 2012, Opéra national de Paris © Sebastien Mathé / OnP Georges Hirsch, nouvel administrateur de la RTLN Réunion des Théâtres Lyriques Nationaux, rappelle alors Balanchine qui fait un retour triomphal » à l’Opéra en 1947. Il est accompagné de sa femme Maria Tallchief et de Tamara Toumanova pour remonter trois de ses ballets Apollon musagète avec le tout jeune danseur Étoile Michel Renault, Sérénade et Le Baiser de la fée, et créer Le Palais de cristal première version de Symphony in C dans les décors et costumes de Leonor Fini. Dans un contexte où le Ballet apparaît diminué et discrédité, cette chorégraphie, à la manière de Suite en blanc de Serge Lifar, permet de mettre en valeur la compagnie tout entière ainsi que les nouvelles personnalités de la troupe, parmi lesquelles Alexandre Kalioujny, qui vient d’être engagé comme danseur Étoile, Tamara Toumanova, Roger Ritz, Micheline Bardin, Madeleine Lafon et Max Bozzoni. Balanchine vient ensuite régulièrement diriger les répétitions de ses œuvres pour leur entrée au répertoire en 1959 pour la Symphonie de Gounod, puis en 1963 pour Concerto Barocco, Les Quatre Tempéraments, Bourrée fantasque et Symphonie écossaise. Enfin, à l’invitation de Rolf Liebermann, Balanchine est de retour en 1973 pour Le Fils prodigue et les parties dansées de l’opéra Orphée et Eurydice de Gluck, mis en scène par René Clair ; en 1974, pour un programme Stravinsky Agon, Capriccio, Orpheus ; et en 1975, pour un Festival Ravel La Valse, Le Tombeau de Couperin, Tzigane, Sonatine. La même année, il règle le ballet de Faust l’opéra de Gounod, finalement retiré de la mise en scène de Jorge Lavelli et repris seul ensuite. Depuis, neuf autres de ses ballets sont entrés au répertoire, comme Thème et Variations en 1993, et repris cette saison, ou le triptyque Joyaux, en 2000, dix-sept ans après la disparition de Balanchine, dans une nouvelle production dont les décors et costumes ont été confiés à Christian Lacroix. Et c’est encore au célèbre couturier que l’Opéra fait appel pour la reprise, en 2014, du Palais de admirateur de l’École française et de ses danseurs, Balanchine engage au New York City Ballet NYCB Violette Verdy dès 1958 et le danseur Étoile de l’Opéra Jean-Pierre Bonnefous en 1970. Il fait également de Ghislaine Thesmar, une autre Étoile française, l’une de ses artistes invitées favorites. The Cage, 2008, Opéra national de Paris © Icare Jerome Robbins, nouvelle recrue du New York City Ballet, avait déjà fait sensation à l’Opéra quand, en mai 1952, la compagnie américaine vint présenter notamment The Cage, avec Nora Kaye dans son rôle de dévoreuse d’hommes. Comme le souligne Antonio Livio dans Le Journal de l’Opéra de 1986, si Balanchine a engagé Robbins comme danseur, il sait, et il l’avouera tant de fois par la suite, qu’il a engagé Robbins comme chorégraphe. […] Balanchine s’est toujours fixé comme point d’honneur de prouver aux États-Unis que, puisqu’il était désormais citoyen américain, il allait mettre son talent et son savoir à créer et à développer une vraie danse américaine. […] Et de même qu’il sera le premier à former et à consacrer un danseur Étoile noir – Arthur Mitchell – qu’aux États-Unis on appelle Principal », il veut que ce jeune chorégraphe débutant devienne grâce à lui le premier chorégraphe américain ! ». Il faut attendre mars 1974 pour que Rolf Liebermann, le premier, invite le chorégraphe de la comédie musicale de Leonard Bernstein West Side Story à venir régler ses chorégraphies, aux côtés de Balanchine, pour le Ballet de l’Opéra de Paris. Scherzo fantastique et Circus Polka sont les premières à entrer au répertoire, suivies du poétique Afternoon of a Faun. L’année suivante, Jerome Robbins remonte En Sol sur le Concerto de Maurice Ravel. Après dix ans d’absence, c’est Rudolf Noureev qui le convainc de remonter ses ballets au Palais Garnier. Entre 1986 et 1996, il vient diriger les répétitions de huit de ses œuvres entrées au répertoire, et travaille de nombreuses semaines avec les danseurs de ce qu’il nomme sa deuxième famille » après le NYCB. In Memory of…, entre au répertoire en 1986, In The Night en 1989, Glass Pieces et Dances at a Gathering en 1991, The Concert en 1992 et Moves en 1993. Jerome Robbins est également présent lors de la réouverture du Palais Garnier en mars 1996, pour un programme comprenant En Sol, Moves et deux nouveaux ballets, A Suite of Dances et The Four Seasons. Depuis la disparition du chorégraphe en 1998, deux autres pièces ont enrichi le répertoire de l’Opéra, Other Dances en 1999 et The Cage en 2001. Joyaux/Rubis, Opéra national de Paris © Christian Leiber / OnP Si Jerome Robbins est resté fidèle au Ballet de l’Opéra, les rapports qu’il a entretenus avec l’administration ont souvent été houleux. Intransigeant et pointilleux, le chorégraphe imposait des temps de répétitions difficiles à concilier avec le calendrier chargé de la compagnie. Certains ballets furent ainsi reportés, Robbins préférant dédier tout son temps au réglage d’une seule pièce plutôt que de le partager entre plusieurs ballets. Une exigence qui s’appliquait également au choix des interprètes autre source de tension palpable, le chorégraphe se réservait le droit de décider au dernier moment quels seraient les solistes les plus aptes à créer ses ballets. La compagnie est jeune, pleine d’énergie, très moderne et l’esprit est bon. C’est le système de la maison qui est vieux. Il y a beaucoup de danseurs que je n’ai pas eu le temps de voir et que j’espère distribuer quand je reviendrai… Si on me réinvite à l’Opéra ! Je sais qu’on me trouve très difficile, mais moi aussi je trouve la Maison très difficile ! J’ai vu certains danseurs de l’Opéra dans des ballets du répertoire classique et je les ai trouvés très bien. Mais cela ne veut pas dire qu’ils sont faits pour mes ballets. Pour s’en rendre compte, il faut qu’ils travaillent avec moi. », affirmait Jerome Robbins au Figaro en fidélité à l’Opéra est cependant le fruit d’une rencontre passionnée », teintée d’une admiration réciproque, entre un chorégraphe et ceux qu’il considérait comme ses danseurs français. Pour les interprètes des œuvres de Robbins, il est toujours stimulant de se mesurer à sa technicité et à l’exigence de sa créativité, nées de la musicalité et du mélange des genres, qu’il introduise du ballet dans les comédies musicales ou imprègne de théâtralité les ballets classiques, même les plus ballets de George Balanchine et de Jerome Robbins continuent ainsi d’occuper une place de choix dans la programmation de l’Opéra de Paris. Et le spectacle d’ouverture de la saison 2015/2016 qui réunit les deux chorégraphes autour de Benjamin Millepied, le tout nouveau directeur de la Danse et ancien danseur Principal » du NYCB, élève de Jerome Robbins - et comme l’avait été avant lui Violette Verdy qui, après avoir quitté le NYCB, prit la direction de la troupe parisienne de 1977 à 1980 -, ne peut que témoigner de leur empreinte quasi indélébile sur le Ballet de l’Opéra de Maurel
A suivre Abbé Perrin Directeur de... Directeurs, maîtres de ballets, metteurs en scène, chorégraphes, architectes… Octave s’est intéressé aux personnalités qui ont marqué l’histoire de l’Opéra qui continue, aujourd’hui encore, à attirer les grands noms de la musique et de la danse. © Tanaquil LeClercq Entré à l’École de danse de Saint-Pétersbourg en 1913, George Balanchine crée ses premières chorégraphies dès 1920. En 1923, il obtient le poste de Maître de ballet du Théâtre Maly, seconde scène chorégraphique de Saint-Pétersbourg. Profitant d’une tournée des danseurs de l’État soviétique en Allemagne en 1924, il quitte son pays et est engagé, en France, comme danseur et chorégraphe dans la troupe des Ballets russes de Diaghilev avant d’y être nommé Maître de ballet en 1926. Sa rencontre avec Igor Stravinsky autour de la création d’Apollon musagète 1927 marque le début d’une des plus célèbres collaborations artistiques du XXe siècle. Invité en 1933 par Lincoln Kirstein à fonder une école de danse aux États-Unis, la School of American Ballet, Balanchine mène à partir de 1948 une prestigieuse carrière à la direction du New York City Ballet. En 1947, il est invité par Georges Hirsch à assurer, durant six mois, les fonctions de Maître de ballet à l’Opéra national de Paris. George Balanchine signe alors sa première création pour la Compagnie, Le Palais de cristal 1947. Aujourd’hui, une trentaine d’œuvres sont inscrites au répertoire, témoignant des relations privilégiées que le chorégraphe a entretenu avec l’Opéra jusqu’à sa mort en 1983 Sérénade, Concerto Barocco, Les Quatre Tempéraments, Symphonie écossaise, Le Fils prodigue, Agon, Orpheus, Capriccio, Sonatine, Le Tombeau de Couperin, Tzigane, La Valse, La Somnambule, Chaconne, Le Bourgeois gentilhomme, Tchaïkovski – Pas de deux, Violin Concerto, Symphonie en trois mouvements, Thème et Variations, Allegro Brillante, Western Symphony, Joyaux, Sylvia – Pas de deux... Récemment encore, les danseurs du Ballet de l’Opéra s’emparaient de Brahms - Schönberg Quartet et du Songe d’une nuit d’été. Voir plus
Both similar and different, two French composers and two choreographers of the New York City Ballet – Georges Balanchine who founded it and Benjamin Millepied who was trained there- are the heart of this evening. Georges Balanchine set his first creation for the Paris Opera Ballet in 1947 to an early work by Bizet, Le Palais de cristal, as a tribute to the company and the French ballet tradition. A refine work intrinsically connected to music, this piece is a model of academic virtuosity, unfolding in the wonderful case designed by an artist of colours and lights, Christian Lacroix. With Daphnis and Chloe, Benjamin Millepied offered his third creation to the Paris Opera Ballet, reviving the myth with the help of his friend Daniel Buren. Inspired by Balanchine, the choreographer drew his inspiration on the rhythms and colours of a “chorographical symphony” by Ravel for orchestra and chorus. These masterpieces of French music are conducted by Philippe Jordan who accompanies, for the first time, the dancers of the Paris Opera Ballet. LE PALAIS DE CRISTAL 1947 © School of American ballet The performances of Palais de Cristal are staged with the consent of the George Balanchine Trust, in accordance with the requirements concerning Balanchine’s style and technique, both established and taught by the Balanchine Trust. Featuring the Etoiles, Premiers Danseurs and the Corps de Ballet of the Paris Opera Ballet. With the Paris Opera Orchestra. Conductor Philippe Jordan Creative team Music Symphonie en ut Georges Bizet Costume design Christian Lacroix Realization of lights Madjid Hakimi Cast Amandine Albisson Étoile Ludmila Pagliero Étoile Mathieu Ganio Étoile Karl Paquette Étoile Valentine Colasante Première danseuse Nolwenn Daniel Premier danseur Audric Bezard Premier danseur Vincent Chaillet Premier danseur Pierre-Arthur Raveau Premier danseur Emmanuel Thibault Premier danseur DAPHNIS ET CHLOE Creation Featuring the Etoiles, Premiers Danseurs and the Corps de Ballet of the Paris Opera Ballet. With the Paris Opera Orchestra and Choruses Conductor Philippe Jordan Chorus master Alessandro Di Stefano Creative team Choreography Benjamin Millepied Music Daphnis et Chloé Maurice Ravel Scenography Daniel Buren Costume design Holly Hynes Lighting design Madjid Hakimi Cast Chloé Aurélie Dupont Étoile Daphnis Hervé Moreau Étoile Lycénion Eleonora Abbagnato Étoile Bryaxis François Alu Premier danseur Dorcon Marc Moreau A Paris Opera, Telmondis and Mezzo co-production With the help of France Télévisions – With the support of the Orange Foundation, sponsor of the audiovisual broadcastings at the Paris Opera, and the CNC National Centre for Cinema and the Animated Image. Director François Goetghebeur Visuel © Agathe Poupeney / OnP
Deuxième épisode du festival Le Paris de la Danse avec un gala réunissant la troupe hors les murs » des Italiens de l’Opéra et les Stars of American Ballet », en l’occurrence des principals et solistes du New York City Ballet. La petite troupe des Italiens de l’Opéra formée sous l’impulsion du premier danseur Alessio Carbone avec ses compatriotes et assimilés du ballet de l’Opéra de Paris peut se targuer aujourd’hui d’être une des initiatives hors les murs » les plus dynamiques. Ces initiatives permettent aux danseurs de garder le contact avec la scène hors période de spectacles, d’aller à la rencontre d’un public sevré de danse classique et, pour les jeunes danseurs, d’avoir l’opportunité de danser sur scène des rôles d’étoiles. Alessio Carbone a la chance de compter dans sa troupe une vraie étoile, Valentine Colasante, une quasi-étoile, Paul Marque, et certains des artistes les plus prometteurs de la troupe Bianca Scudamore, Francesco Mura ou Andrea Sarri. Les Stars of American Ballet » fonctionnent à peu près sur le même modèle. Fondé par Daniel Ulbricht, principal du New York City Ballet, la troupe a pour vocation de promouvoir la culture du ballet de par les Etats-Unis. Elle réunit les principals les plus en vue du New York City Ballet et peut puiser dans le répertoire très riche de la maison, et notamment les œuvres de George Balanchine et Jerome Robbins. Pour le Paris de la Danse, 6 représentations étaient proposées, tournant sur deux programmes. Le deuxième programme, vu lors de la matinée du 15 juin, avait la particularité côté américain de ne présenter que des extraits de pièces de George Balanchine. Du côté des franco-italiens, le répertoire était plus éclectique, avec un clin d’œil appuyé du côté du répertoire parisien avec notamment le Don Quichotte de Noureev et Aunisde Jacques Garnier, rencontre du folklore et de la danse contemporaine. Sterling Hytlin, Teresa Reichlen, Bianca Scudamore et Valentine Colasante J’ai particulièrement apprécié le côté sans prétention de ce gala de danse dans l’intimité de la salle du Théâtre de Paris, on a comme l’impression d’être au spectacle de fin d’année d’une école de danse, et pourtant, malgré l’absence de décorum, il y a des stars » de la danse sur scène, interprétant quelques-uns des plus beaux passages du répertoire classique et néo-classique. Voir Balanchine danser par les danseurs du New York City Ballet est toujours un privilège. Teresa Reichlen est royale dans le pas de deux de Diamonds, idéalement soutenue par Tyler Angle *. Le Tchaikovsky Pas de Deux était exaltant fraîcheur et vitesse pour la jeune soliste Indiana Woods et incroyable virtuosité de Daniel Ulbricht. Le moment de grâce de l’après-midi viendra, une fois n’est pas coutume chez Balanchine, le chorégraphe amoureux des ballerines, d’un danseur, Ask La Cour, remarquable Apollo. Valentine Colasante et Bianca Scudamore A l’applaudimètre, ce sont néanmoins les franco-italiens qui remportent la mise. Il est vrai que le pas de deux du mariage de Don Quichotte est la pièce de gala par excellence Valentine Colasante est une Kitri rayonnante, et livre un spectacle jubilatoire avec le non moins brillant Paul Marque. Ils reviennent tous les deux en deuxième partie, elle pour le solo de la Mort du Cygne * qui, à mon avis, convient moins à ses qualités, et lui, pour un duo de concours, Delibes Suites chorégraphié par José Martinez, aux côtés d’Ambre Chiarcosso. Le néo-classicisme sensuel du Caravaggio chorégraphié par Mauro Bigonzetti sur du Monteverdi pâtit cruellement pour moi de la comparaison avec les extraits des chefs d’œuvre de Balanchine qui l’encadrent, mais il y a Bianca Scudamore qui a l’aura des très grandes ah, quelles lignes et quel cou-de-pied ! et Francesco Mura que j’aurai aimé voir dans un exercice plus pyrotechnique. Aunis apporte l’ultime touche française au gala le trio Simon Valastro, Andrea Sarri et Francesco Mura apportent toute leur sensibilité à ce petit bijou chorégraphique, tour à tour nostalgique et joyeux. * Le programme indiquait Ask La Cour comme partenaire de Teresa Reichlen sur le pas de deux de Diamonds mais je pense qu’il s’agissait de Tyler Angle. ** Un lecteur me signale que ce n’est peut-être pas Valentine Colasante qui interprétait la Mort du Cygne Sofia Rosolini comme sur l’une des autres dates? Aunis Le Paris de la Danse continue avec une soirée tzigane avec Petia Iourtchenko le 17 juin et le Kibbutz Ballet du 21 au 23 juin. Mots Clés Alessio Carbone,Ambre Chiarcosso,Andrea Sarri,Bianca Scudamore,Francesco Mura,New York City Ballet,Paris de la Danse,Paul Marque,Simon Valastro,Valentine Colasante
étoile française du new york city ballet